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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 27 janvier 2021

Les petits caporaux



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L'expression « le petit caporal » est péjorative. À son origine, cette expression fut utilisée comme surnom à Napoléon Bonaparte pendant la campagne d'Italie (1799-1800) alors qu'il était 1er consul. Cette expression est restée, et elle signifie aujourd'hui petit chef, et désigne celui qui a l'allure autoritaire, qui a la prétention de faire autorité sans en avoir toujours la fonction officielle.

Dans la présente crise sanitaire, il y a beaucoup de gens qui n'ont aucune autorité morale ni scientifique pour professer ce qu'il faut faire ou ne pas faire afin d'enrayer les effets de la présente pandémie. Dans un contexte où toutes et tous avons la sensibilité à fleur de peau cela devient lassant et pénible à la fin. Tous ces efforts à discuter et contourner les consignes, à jouer aux Ti-Jo connaissants, ça devient intenable. Le point sur la pandémie du point de vue de celles et de ceux qui savent plutôt que celles et ceux qui prétendent savoir.

La maudite pandémie

Cela fait presque un an déjà que l'on macère dans cette pandémie qui a bouleversé nos vies. Cela semble une éternité. Pourtant à l'échelle de l'histoire c'est une bien courte période. Qu'est-ce que 10 mois dans la vie d'une société ? À peine le bruissement d'une aile de papillon. C'est à nous demander ce que cette époque aurait fait lors de la Seconde Guerre mondiale alors que les gens devaient la file pour s'approvisionner en biens essentiels alimentaires, le sucre, la farine et ce genre de choses. Certes, nous sommes privés de notre confort habituel, nos repères ne sont plus les mêmes, nous ne pouvons plus socialiser comme avant et nous sommes privés de nos relations sociales. Mais il faut en convenir, il y a pire que cela comme catastrophe dans le monde à l'échelle de la misère humaine.

Il est vrai que si l'on prend la pleine mesure des choses, cette crise liée à la pandémie nous a révélé beaucoup de choses sur nous-mêmes et sur notre société. Ainsi, nous avons pu prendre la mesure de la fuite en avant dans les biens de consommation, de nos efforts à paraître dans cette société où le Je Me Moi est érigé en parole d'évangile et de notre rapport avec nos aînés que nous avons parqués dans des CHSLD étaient bel et bien notre réalité. Nous avons aussi appris qu'une minorité refusait de jouer en équipe même si cela mettait en péril la santé des autres.

Pourtant, les effets délétères de ce virus sont bel et bien réels. On approche lentement mais surement des 10 000 décès liés à ce virus inconnu il y a un an. Notre système de santé a peine à suffire à la tâche, nos professionnels de la santé sont épuisés, notre système d'éducation n'est pas à la hauteur du défi et notre volonté d'être solidaire n'est pas si évidente lorsqu'elle est confrontée à notre petit confort individuel.

L'État sanitaire

De nombreuses voix s'élèvent, elles sont de plus en plus nombreuses aujourd'hui, contre la mise en place d'un État sanitaire qui nous prive de nos droits et de nos libertés. Avant de conclure que ces propos ne sont que le fait de complotistes, il serait sain que nous nous rappelions que les droits et les libertés dans une société comme la nôtre sont fragiles et qu'il ne faut pas grand-chose parfois pour que certains se sentent autorisés à les supprimer au nom d'un certain bien commun. Je ne dis pas que nos gouvernements ont tort ou qu'ils agissent mal, mais ce que je comprends c'est que nous devons toujours vouer un respect envers nos droits et nos libertés. La pandémie ne doit pas devenir une excuse pour que tout soit balayé au nom de la préservation de notre santé et surtout de notre système de santé. Comme l'a dit un jour Winston Churchill dans un autre contexte, je paraphrase sa déclaration sur l'importance de la culture : à quoi ça sert de gagner la guerre si à la fin nous ne sommes plus ce que nous étions ?

Prenons l'exemple des mesures actuelles, le couvre-feu. Il semble, même si nous n'avons pas de données probantes évaluées par des scientifiques et leurs pairs, que cette mesure donne des résultats et que cela a permis de ralentir la progression des relations sociales que nous avons, ce qui a permis de diminuer le taux de propagation de la COVID-19 ces derniers jours. Tant mieux si cette mesure permet de mieux contrôler le virus et de sauvegarder nos capacités sanitaires, mais il ne faut pas se méprendre, le couvre-feu est une mesure extrême qui est incompatible avec nos valeurs. Tout démocrate devrait avoir pour objectif premier de lever ce genre d'interdictions dans les plus brefs délais. Le couvre-feu est une mesure exceptionnelle et transitoire, mais elle doit cesser le plus tôt possible.

Il est vrai que si nous n'avions pas une minorité importante qui cherche constamment à contourner les consignes et qui refuse de reconnaître l'importance d'être solidaire, nos gouvernements n'auraient pas à mettre en place de telles mesures. Nous sommes donc collectivement responsables de cette suppression de nos libertés.

Le cycle de la recherche du coupable

Par ailleurs, il faut aussi dire un mot sur le traitement de cette crise par les médias et par tous les Ti-Jo connaissants qui s'expriment sur le sujet dans les réseaux sociaux. Ce qui m'ennuie terriblement c'est cette recherche persistante du coupable du moment. Un jour, ce sont les gens qui se rassemblent dans les bars, le lendemain ce sont les adeptes du karaoké, le surlendemain ce sont les voyageurs. Tout y passe. Cela relève de la pensée magique. Si le virus est présent, c'est parce que nous avons parmi nous des gens qui ne respectent pas les consignes. Ce qui est faux à sa face même. Le virus se propage par les contacts sociaux et il est présent dans notre communauté et dans toutes les communautés de la planète. C'est un virus mondial qui fait fi des races, des frontières et du niveau de richesse. Les mesures mises en place un peu partout contribuent à en ralentir la progression et non pas à le faire disparaître.

La COVID-19 est parmi nous. Il faut apprendre à vivre avec en conservant nos valeurs et nos repères. Un jour, vaccination aidant, nous pourrons prétendre à un retour à une vie normale. Ce jour n'est pas encore arrivé et il risque de se faire attendre encore pour une bonne période. Les vaccins c'est bien, mais cela ne règlera pas tout. Qui nous dit que demain à cause de l'effet pernicieux de la fonte de la calotte glaciaire nous n'aurons pas à faire face à un nouvel ennemi inconnu aujourd'hui qui menacera une fois de plus nos vies ?

C'est pourquoi ce que nous devons cultiver c'est la solidarité et nous devons chercher à taire en nous ces attitudes des Ti-Jo connaissants qui rendent le tout encore plus difficile pour tous et qui empoisonnent nos existences. Il faut tuer les petits caporaux en nous...



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