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  CHRONIQUEURS / Deux mots à vous dire

La goutte, le vase et l’océan…

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François Fouquet Par François Fouquet
Lundi le 28 novembre 2022      

Une goutte, ce n'est rien. Ou c'est tout.

Aux yeux des expressions consacrées, ce n'est rien dans l'océan, mais ça change tout quand le vase est plein.

« Une goutte dans l'océan! », nous répètent celles et ceux qui croient que chaque geste posé en faveur de l'environnement est inutile au Québec puisqu'il est noyé dans une mer de GES générés en Orient.

De l'autre côté, le vase n'est pas encore plein quand on parle des droits humains non respectés, puisqu'on a octroyé la tenue de la Coupe mondiale de soccer (FIFA) au Qatar. Oh, il y a bien eu des commentaires et des déclarations, mais sans réelle portée. La FIFA, sans doute occupée à compter l'argent reçu au-dessus ou en dessous de la table, c'est selon, revient sur le dossier en disant, essentiellement, que le Qatar n'est pas toujours fin, mais bon... que celui qui n'a jamais péché lance la première pierre!

Vu de même, j'imagine que tout efface tout!

Le seul argument qui tienne la route pour accepter de jouer au tournoi du Qatar, c'est la nécessité de ne pas faire payer les joueurs pour des abus qui sont (je l'espère!) hors de leur portée.

En passant, le vase des droits humains, il sera plein, un jour? Un bien triste constat se dégage : il semble bien que le vase a la dimension d'un océan! Ça va en prendre, des gouttes, pour le faire déborder!  Ce qui fait que même si on dit que les droits humains sont importants, ils ne le sont pas assez pour les défendre quand les dollars pleuvent.

Une goutte dans l'océan ? Je lis sur la construction des infrastructures pour recevoir la Coupe mondiale de soccer au Qatar et sur celles des Jeux asiatiques d'hiver 2029 en Arabie Saoudite et j'ai une pensée pour la magie de Las Vegas, une ville qu'on a construite en détournant des quantités phénoménales de gouttes d'eau potable (!), la ville étant créée en plein désert. C'est grâce au côté pratique de l'aveuglement volontaire qu'on s'extasie devant les splendeurs de ces réalisations en ne se souciant pas des conséquences pour les milieux de vie.

Est-ce que le vase de l'environnement est lui aussi de dimension gargantuesque? Il semble bien que oui. Le texte de la dernière rencontre des grands dirigeants politiques en faveur de l'environnement continue de tout pousser par en avant. Alors qu'il serait temps de lancer dans la mêlée les meilleurs camions de pompier, on commence à peine à dresser la liste des équipements qu'on aimerait retrouver, éventuellement, sur les camions de pompier qu'on commandera plus tard...

Mais qui s'insurge? Je veux dire, vraiment?

On le fait pour la forme, bien plus qu'autre chose.   

Moi le premier. Je suis né dans un confort qu'aucune génération avant moi n'avait connu. Tout allait bien, il me semble. Il y a 61 ans que je navigue dans une société où le confort s'est imposé, nous gâtant d'un espace bien à nous et très confortable.

Alors, quand on me parle de poser des gestes, je me dis "oui, mais dans ma cour, pas sûr!".

Je vis dans une société où la population en vient à considérer ses voyages annuels dans le sud comme une nécessité dans le maintien de l'équilibre mental et émotionnel.

Je vis dans une société qui regroupe des gens qui changent leur voiture à essence pour une voiture électrique, mais en continuant de commander comme des déchaînés sur Amazon et compagnie pour acquérir des biens tout aussi essentiels à l'équilibre mental et émotionnel.

Bon... Je reviens à la goutte d'eau.

Celle qui est à la base de la vie. Qui peut faire bien des ronds, lorsque savamment déposée sur un lac sans vague.

Une goutte qui peut faire encore plus de vagues si déposée dans un vase déjà plein. Ou qui peut sembler moins signifiante pas mal si mêlée à un océan d'autres gouttes.

Reste à voir si on peut se convaincre qu'il y a bien un vase, qu'il est pas mal plein et qu'il débordera un jour.

 

 

Clin d'œil
À voir les joueurs de soccer professionnel jouer la comédie et feindre la douleur extrême pour obtenir des cartons colorés lors des matchs, comment être surpris que les dirigeants de la grande ligue fassent preuve d'une extraordinaire souplesse intellectuelle quand l'argent s'abat sur eux... 


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