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SANTÉ ET BEAUTÉ / Santé et Beauté
Pierre-Olivier Pinard Par Pierre-Olivier Pinard

Vendredi, 16 novembre 2018

Il faut taxer le sucre



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Les coûts excédentaires pour les contribuables reliés aux problèmes de santé (telle que l’obésité) qui sont influencés par la consommation de sucre s’élèvent au Québec à environ 1,5 milliards de dollars par année. - Pierre-Olivier Pinard

J'ai une bonne idée. On devrait payer plus de taxes ! Je parle d'une taxe spéciale sur le sucre, évidemment. Nous sommes déjà parmi les plus taxés au monde me direz-vous ? Vous avez bien raison, mais je n'y vois pas une raison suffisante pour ne pas considérer cette option d'une mathématique implacable.

Voici quelques chiffres pour nous mettre en appétit. Selon l'Institut national de Santé Publique du Québec, plus de la moitié de la population québécoise fait de l'embonpoint, soit 61%. Une personne sur quatre souffre d'hypertension et une personne sur dix serait diabétique. Ces chiffres, en hausse d'une décennie à l'autre, sont particulièrement préoccupants du fait que la consommation d'aliments transformés riches en sucre augmente en suivant la même courbe.

Les coûts excédentaires pour les contribuables reliés aux problèmes de santé (telle que l'obésité) qui sont influencés par la consommation de sucre s'élèvent au Québec à environ 1,5 milliards de dollars par année. C'est donc 2 800$ de trop en coûts de santé qui s'envolent chaque seconde. Tic, tac, le compteur tourne ! Sous un autre angle, considérant les quelque 4 millions de contribuables payants de l'impôt dans la province, c'est comme si vous faisiez un chèque de 375$ de trop à la fin de l'année.

C'est là que la taxe prend tout son sens. C'est le principe de l'utilisateur payeur. Si je ne consomme pas de substances dangereuses pour ma santé, pourquoi je devrais payer pour ceux qui ne font pas aussi attention que moi ? Cette réflexion a fait son bout de chemin il y a longtemps pour le dossier de la cigarette. Cependant lorsqu'on parle du sucre, on touche presque l'ensemble de la population, donc les voix s'élèvent plus rapidement. D'ailleurs, sur près de 8 millions de Québécois, ce serait intéressant que tous puissent contribuer, à la mesure de leurs achats, à l'effort d'une saine alimentation.

Il n'existe pas actuellement de consensus sur la limite inférieure ou supérieure de consommation de sucre. À mon avis, la limite inférieure devrait être nulle en ce qui à trait au sucre ajouté donc non naturellement présent dans l'aliment et la limite supérieure devrait être nulle également ou tout au plus à quelques cuillères à thé par jour. C'est peut-être mon restant de dépendance au sucre qui influence mon questionnement à savoir si une certaine dose serait acceptable. Une chose est sûre, la consommation de sucre raffiné ajouté aux aliments transformés n'est pas nécessaire.

Tout est une question de science. Les chercheurs font étude après étude sur les effets du sucre pour voir quel dosage crée quel effet. En revanche, ce qui est déjà appuyé est l'effet instantané du sucre sur la zone du cerveau responsable des récompenses.

Cette zone de récompense est anormalement stimulée suivant la consommation de sucre ce qui crée un besoin de plus en plus important. Le sucre n'est ni important, ni même nécessaire pour bien fonctionner. Bien sûr, il faut une alimentation variée qui contiendra des glucides de différentes formes mais le sucre sous forme pure et/ou ajouté à des aliments transformés ne peut être que nuisible, sauf pour les quelques instants de bonheur qu'il apporte.

Ce sont sur ces bases que j'appuis mon désir irrépressible de payer une taxe sur les aliments qui ne devraient pas être vendus à l'épicerie, tout comme la cigarette ne devrait pas être vendu à la pharmacie. Si je veux réellement une barre de chocolat, je devrai accepter que quelques sous aillent pour payer les soins de santé de ceux qui en mangent trop souvent. Ça me semble juste et équitable. Et vous, vous en pensez quoi ?

Pierre-Olivier Pinard, B.sc. CFMP, kinésiologue, président directeur général Kin Impact

Références :

l'Institut National de Santé Publique du Québec : Les conséquences économiques associées à l'obésité et à l'embonpoint au Québec : les coûts liés à l'hospitalisation et aux consultations médicales(https://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1922_Consequences_Economiques_Obesite.pdf)

l'Institut National de Santé Publique du Québec : La consommation de sucre et la santé. COMITÉ SCIENTIFIQUE SUR LA PRÉVENTION DE L'OBÉSITÉ - Fiche thématique(https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2236_consommation_sucre_sante_0.pdf)

 


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