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Vincent Lambert Par Vincent Lambert
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Jeudi, 15 juin 2017

Frédérick Gaudreau: si près d'une Coupe Stanley



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La région de l’Estrie était derrière l’ancien joueur des Cantonniers de Magog, Frédérick Gaudreau, lors de la dernière finale de la Coupe Stanley dans la Ligue nationale de hockey (LNH) (crédit photo: Predators de Nashville).

C'est toute une aventure que Frédérick Gaudreau a vécue lors de la dernière finale de la Coupe Stanley entre les Predators de Nashville et les Penguins de Pittsburgh. Il ne revient peut-être pas en Estrie avec le précieux trophée, mais une chose est sûre, son expérience est gravée à jamais dans sa mémoire.

La région de l'Estrie était derrière l'ancien joueur des Cantonniers de Magog, Frédérick Gaudreau, lors de la dernière finale de la Coupe Stanley dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Bien qu'il n'a pas réussi à soulever le précieux trophée avec les Predators, le Bromontois savoure l'expérience qu'il vient de vivre.

« Ç'a été deux mois assez spéciaux de pouvoir vivre tout ça, explique le jeune homme. C'est vraiment un beau bagage que je peux mettre dans mon sac. C'est beaucoup de belles expériences qui vont rester dans ma mémoire le reste de ma vie. L'adaptation s'est bien faite. Les gars étaient vraiment cool avec moi. J'avais joué neuf games pendant la saison. Ça m'avait aidé à connaître les gars. Ils ont voulu que je sois à l'aise. Mon focus était vraiment sur ce que je devais faire sur la patinoire. J'ai visualisé ce que je devais faire. C'était gros, mais en fin de compte, j'avais une job à faire sur la glace », remarque-t-il.

Jamais repêché, Frédérick Gaudreau a fait face à beaucoup d'adversité pour atteindre son rêve de joueur dans la LNH. D'ailleurs, à sa première année professionnelle, le natif de Bromont a dû évoluer dans la East Coast Hockey League (ECHL). Une situation qui lui a appris à contrôler le contrôlable, et c'est ce qui a été un point tournant dans sa carrière.

« Le moment où ça l'a plus changé pour moi mentalement, c'est quand j'ai été envoyé dans la East Coast League à ma première année pro, indique-t-il. C'est vraiment là que j'ai appris sur moi-même. Ce n'était pas facile et j'ai réalisé plein de choses. J'ai appris le bon côté des choses et j'ai concentré mon focus sur les choses que je pouvais contrôler qui était comme la façon dont je me présentais à la pratique et vivre le moment présent », souligne-t-il.

S'améliorer d'année en année

Lorsque Frédérick a été rappelé par les Predators de Nashville pour jouer en finale de Coupe Stanley, son approche était sensiblement la même que celle dans la Ligue américaine de hockey (LAH). Il ne pouvait toutefois faire abstraction du moment historique auquel il participait.

« J'ai gardé quand même la même approche qu'avec la Ligue américaine, précise-t-il. Par contre, on m'a jeté dans une situation où ça faisait neuf mois que je n'avais pas joué au hockey. J'arrivais à la game la plus importante de l'histoire de l'organisation. Chaque match après ça devenait le plus important de l'histoire de l'organisation. C'était la même chose, mais c'était différent d'une saison de quatre-vingts et quelques games. C'est impossible de se préparer autant bien que chaque match des playoffs de la Coupe Stanley. Chaque match, il n'y a pas de lendemain. C'est un peu différent, mais le focus et ma façon de voir la game sont restés sensiblement les mêmes », ajoute-t-il.

Même si son parcours a été différent de plusieurs joueurs de hockey, Frédérick a toujours cru à son rêve : atteindre la LNH. « C'est quelque chose que j'ai toujours cru, mais dans une situation comme la ECHL, ç'a été plus difficile pour moi, remarque le hockeyeur. Ç'a été une grosse étape pour moi et l'important, c'est que j'y ai toujours cru. Si je n'y avais pas cru, je ne suis pas certain que je me serais rendu là où je suis cette année », note-t-il.

Le désir de toujours s'améliorer

Frédérick Gaudreau a tracé son chemin jusque chez les professionnels en ayant toujours le désir de s'améliorer. « J'ai toujours évolué, c'est ça le plus important, illustre-t-il. J'ai toujours réussi à m'améliorer d'année en année. C'est des choses que les gens regardent beaucoup. Ce n'est pas d'être le meilleur en ce moment, mais c'est de devenir le meilleur. En d'autres mots, tu as beau être bon, mais le but c'est de regarder le plein potentiel du joueur. C'est une de mes forces d'être capable de m'améliorer tout le temps », remarque-t-il.

Cet été, Frédérick compte bien prendre quelques jours pour se reposer, mais par la suite, l'entraînement sera de retour. « On a besoin d'un temps pour se reposer. Je vais prendre quelques semaines, et après l'entraînement va recommencer », précise-t-il.

Qu'en est-il de son avenir avec les Predators? « Je n'ai pas de contrat encore, donc on va voir, explique Frédérick. C'est plus mon agent qui va s'occuper de ça, mais pour ce qui est des objectifs, ce n'est pas vraiment une destination, mais plus un mindset. Je veux vivre le moment présent et donner le meilleur de moi-même comme personne et joueur chaque jour. Je me réveille demain et j'essaie d'être meilleur qu'aujourd'hui. C'est de voir la vie positivement. La seule chose que je contrôle, c'est de donner le meilleur de moi-même. »

Si sa famille a joué un grand rôle dans son succès, le jeune hockeyeur est conscient de son accomplissement. « Je réalise que ce que j'ai accompli, c'est quand même gros, mentionne Frédérick avec fierté. J'en veux plus et je veux juste continuer de m'améliorer. Je suis fier de la route que j'ai faite. Depuis que je suis jeune, je me couche et me réveille avec un rêve en tête. Je suis content de ce qui s'est passé », conclut-il.


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