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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 24 juin 2020

Fêter la nation québécoise



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Aujourd'hui, c'est jour de fête nationale au Québec. C'est le jour de se dire le bonheur que nous avons toutes et tous de vivre dans ce demi-État francophone qui abrite le destin d'une nation singulière en Amérique du Nord et qui réussit encore à perdurer. Une fête nationale qui devrait souligner de façon particulière cette année que nous sommes encore capables de solidarité et de grandes choses quand le temps en fait une nécessité. Se rappeler que nous sommes une nation est à l'ordre du jour aujourd'hui. Regards sur une nation toujours inachevée...

Fêter la capacité d'accueil et l'hospitalité du Québec...

Ce que l'on peut voir si l'on se donne la peine d'observer la société québécoise des cinquante dernières années, c'est sa capacité extraordinaire à s'adapter aux nouvelles circonstances. La crise de la pandémie dans laquelle nous sommes toujours plongés a été une belle occasion de se rappeler que nous sommes capables du meilleur et du pire ensemble. Nous ne sommes pas des humains extraordinaires, sorte d'élus de Dieu. C'est vrai. Nous sommes cependant quelque chose de grand ensemble et c'est cela l'enjeu aujourd'hui, faire société ensemble. Il faut que nous soyons capables de reconnaître que le Québec est et a toujours été une terre d'accueil généreuse et hospitalière pour celles et ceux qui ont choisi de se joindre à nous pour faire société en Amérique du Nord. Que ce soit nos compatriotes irlandais avec qui nous avons partagé la même misère au 19e siècle, aujourd'hui les Ryan sont des patronymes liés à notre nation. Que ce soit nos compatriotes juifs pour lesquels nous n'avons pas eu toujours un comportement adéquat, rappelons-nous les années 1930, malgré tout, le patronyme de Cohen est aujourd'hui partie de notre histoire. Il fait partie de nous. Ce qui est vrai pour les Irlandais pour les Juifs est aussi vrai aujourd'hui pour nos compatriotes d'Afrique du Nord, d'Afrique, du Moyen-Orient, de l'Europe ou du Sud-Est asiatique. Aujourd'hui, les Diouf, les Van Nguyen, les Smith, les Soulami, les Mora Sanchez pour ne nommer que ces exemples sont parties du Québec contemporain. Nous sommes tous ensemble... Bonne fête à toutes les Québécoises et à tous les Québécois, peu importe leurs origines ou leur date d'arrivée.

La nation du Québec rejetée

Il faut aussi se rappeler qu'il y a 30 ans, le Canada, une fois de plus, refusait de reconnaître la nation québécoise et de lui accoler un statut particulier qui avait revêtu les habits de la société distincte. Il y a 30 ans cette année, l'accord du lac Meech se terminait par le rejet du concept de société distincte par le Canada. Une fois de plus, la nation québécoise était ignorée tout comme le sont les minorités francophones au Canada, les peuples autochtones et les Acadiens. Le Canada en 1990 tournait le dos à son histoire et refusait de s'investir dans la reconnaissance formelle des peuples et des nations qui forment le Canada. Par l'imposition d'une Charte des droits en 1982 et d'une nouvelle constitution sans l'accord du Québec et des autres nations le Canada maintenait l'ordre colonial d'une autre époque où celui-ci, hérité de l'Empire britannique, refusait aux francophones et aux autochtones du pays un statut de citoyen plein et entier. Ce fut Britannia rule plutôt que New Canadian rules... Le refus de reconnaître le caractère distinct du Québec venait mettre fin au vieux rêve d'un Canada de deux peuples fondateurs que caressaient de nombreux Québécois francophones. Il est vrai que cette thèse occultait la présence autochtone, ce qui était injuste. Néanmoins, le Canada par son rejet de Meech refusait de reconnaître d'autres nations que la Canadienne en son sein. Nous en sommes toujours là...

Le racisme et le Québec

Ce qui vient obscurcir la fête nationale de cette année, c'est que le Québec a échoué dans ses efforts de faire reconnaître qui ils sont par celles et ceux qu'ils ont accueillis pour faire société au fil des ans. L'absence de dialogue, de reconnaissance et de pont de communication entre les diverses communautés et la nation québécoise est un fait lourd de conséquences. Depuis la déclaration de l'ancien premier ministre du Québec, Jacques Parizeau concernant de la défaite référendaire de 1995 qu'il avait attribué aux forces de l'argent et à des votes ethniques, jamais le Québec n'a pu renouer le dialogue avec les diverses communautés et lié le sort de la nation québécoise à leur destin. Nous le savons, la nature a horreur du vide.

Devant l'incapacité du Québec et de ses représentants à nouer le dialogue avec une partie de ses citoyennes et de ses citoyens, le gouvernement du Canada et son projet d'un pays sans histoire, sans culture commune faisant de toutes les citoyennes et de tous les citoyens des êtres de droit libéral a pris toute la place sous le couvert d'une politique, le multiculturalisme. On a beau au Québec s'égosiller avec notre concept d'interculturalisme, rien n'y fait. Or, ce qui est commun au multiculturalisme ici et partout dans le monde occidental, c'est que cette vision du monde tend à raffermir le sentiment des races et des coutumes dans les communautés. Les gens ne sont pas Canadiens ou Québécois, mais Haïtiens, Africains, Afghans, Jamaïcains, Français. Ils vivent au rythme des événements de leur pays d'origine autant qu'à celui du Canada. Dans ce passage étroit entre le projet d'un Québec distinct et celui d'un Canada postnational, le Canada semble sortir gagnant. Les races sont essentialisées dans le contexte d'un Canada postnational. En conséquence, les accusations de racisme fusent à l'endroit du Québec en lien avec sa volonté de se faire reconnaître comme une nation distincte.

Fêter ensemble le Québec

Malgré un ciel qui s'ennuage et un horizon qui semble se rétrécir, il nous faut garder le cap sur l'interculturalisme. Nous devons persister dans notre volonté de rassembler autour de ce projet de société unique francophone en Amérique du Nord. Il faut être en mesure de bâtir des ponts de communication avec tous les membres des diverses communautés qui habitent le Québec pour les convaincre que le projet d'une société distincte québécoise est aussi leur projet.

Trente ans après, on doit rappeler la pertinence de la déclaration de Robert Bourassa à l'Assemblée nationale du Québec en 1990 : « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement. »
Aujourd'hui, il faut nouer le dialogue avec de nombreux Québécois et de nombreuses Québécoises pour expliquer ce que représente ce projet d'une nation singulière comme le Québec en Amérique du Nord. Rien n'empêche d'envisager ce destin dans le Canada, mais pour cela il faudra davantage de respect et de compréhension quant à nos choix différents de la part de nos compatriotes canadiens.

Un Québec soudé à nos cœurs

Le Québec doit être un projet rassembleur. Une idée qui, soudée au cœur, fait de nous une communauté au destin singulier dans une Amérique anglo-saxonne et hispanique. Le Québec, ma patrie ou le pays est plus qu'un assemblage d'individualités aux valeurs libérales. Le Québec doit continuer d'être un projet à parachever, une identité à parfaire. Nous sommes une nation. Notre collectivité mérite mieux et doit avoir les moyens de ses ambitions pour accomplir sa trajectoire singulière en Amérique et dans le monde. Le Québec est une nation singulière en Amérique.

Une nation et un territoire où l'on peut vivre nos différences, affirmer nos valeurs, en cherchant à construire chez nous une société juste, tolérante et ouverte aux autres. C'est de cette manière que nous réussirons ensemble à nous donner un destin partagé. Un destin partagé par huit millions d'êtres humains qui ont choisi le Québec comme terre, comme lieu de vie. Que l'on veuille voir le Québec comme un pays ou une patrie, nous devons avoir la même raison de célébrer aujourd'hui : fêter la nation québécoise !


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