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CHRONIQUEURS / L'Agora
Daniel Nadeau Par Daniel Nadeau

Mercredi, 13 janvier 2021

Burlesque Amérique !



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Définissions les termes. Le burlesque, nous dit le dictionnaire, veut dire quelque chose de saugrenu, de grotesque. Quelque chose qui allie l'irrationnel échevelé à la caricature à une sorte d'absurde. L'Amérique à laquelle fait allusion ce titre c'est celle de Donald Trump. L'Amérique rétablie dans sa grandeur comme le disait son slogan Make America Great Again (MAGA). Cette Amérique trumpienne a livré un triste spectacle d'elle-même, une représentation livrée le 6 janvier dernier dans laquelle son personnage principal, le clown en chef de Make America Great Again, Donald Trump a perdu toute sa dignité. Dans ce cas précis, le burlesque c'est la perte de dignité du personnage, son ridicule, quand il chute se cogne dans un poteau ou qu'il reçoit un pot de peinture sur la tête. Le 6 janvier dernier, Donald Trump a vu sa rhétorique guerrière et mensongère contre le résultat d'une élection qu'il a perdue tournée contre lui tel un boomerang faisant du 45e président des États-Unis d'Amérique non seulement le pire de tous les présidents, mais en même temps le meilleur des losers entre tous. Retour sur l'avenir des États-Unis d'Amérique au lendemain d'un coup d'État manqué...

Rappel des faits

Depuis le résultat de l'élection du 3 novembre dont les résultats n'ont été connus que le 7 novembre, le président actuel des États-Unis, Donald J. Trump, n'a cessé de revendiquer la victoire en accusant les démocrates de lui avoir volé l'élection. Il a alors entrepris son long et inutile combat contre la volonté majoritaire des électeurs américains en faisant appel aux tribunaux, à des pressions envers les élus républicains d'États stratégiques et en contestant même des résultats indiscutables en Géorgie et en Arizona pourtant gouvernés par ses amis et alliés politiques. Malgré le refus de la Cour Suprême des États-Unis d'Amérique d'invalider le résultat de l'élection et de le déclarer gagnant, Donald Trump a maintenu le cap sur sa volonté de refuser le choix des électeurs démocratiquement exprimés et a finalement fait appel à la violence de ses partisans pour venir interrompre le processus constitutionnel de la certification du vote par le Congrès. Après avoir convié sa horde de voyous à Washington le 6 janvier et avoir bien chauffé la foule par ses propos incendiaires, Donald Trump, ce vaillant lâche, s'est réfugié dans le confort douillet de la Maison-Blanche et assister par la voie de son téléviseur au déchaînement de sa horde sauvage contre les élus du Congrès. Sans preuve aucune, on peut même imaginer que le président n'est pas étranger au relâchement observé quant aux mesures de sécurité autour de cet événement au Capitol. Lui qui avait été si prompt à faire appel à l'armée pour libérer un parc pour une séance de photos avec une bible devant une église aux abords de la Maison-Blanche a résisté aussi longtemps qu'il a pu à faire appel à la garde nationale pour rétablir l'ordre au Capitol. Il voulait probablement protéger ses partisans. Le mal fut fait. Des scènes disgracieuses ont désacralisé ce haut lieu de la démocratie et cinq personnes sont décédés dont un agent du Capitol. Un gâchis monumental qui est sans précédent dans une démocratie libérale de la part de celui qui a le devoir de protéger la sécurité de tous les Américains et respecter la constitution. Donald Trump a tenté un coup d'État, mais son incompétence l'a transformé en des scènes disgracieuses relevant plus du carnaval que d'un véritable coup de force par des hordes d'innocents partisans au sens de gens dénués de la raison. Voilà où en est l'Amérique de Trump en ce 13 janvier 2021. Un gâchis...

Faut-il sanctionner Trump ?

Au regard des faits, il est clair que le président actuel, le 45e de l'histoire, mérite d'être sanctionné pour sédition et haute trahison. C'est d'ailleurs ce que veulent les démocrates qui ont entrepris une mesure de destitution (impeachment) pour éjecter Trump de la présidence même s'il ne reste que moins de deux semaines à son mandat. C'est dire la crainte qu'il inspire eu égard à son équilibre mental. Les républicains ne sont pas friands de voir déferler cette vague de colère contre Trump et ils sont encore trop nombreux à justifier les actions de ce président qui a agi comme le pire des voyous depuis son accession à la présidence il y a maintenant près de quatre ans. Cela en dit long sur l'état du parti républicain et aussi sur l'extrême polarisation de la société américaine. Trump a de nombreux supporters encore parmi l'électorat américain. Il y en aura plusieurs qui verront dans la volonté des élus démocrates de le destituer une manœuvre politique. Pourtant, ce que Trump et sa minorité de têtes brûlées ont fait le 6 janvier dernier est totalement inacceptable. J'aimerais bien voir la réaction de ces mêmes républicains si ces actions avaient été commises par une population afro-américaine en colère. Cela aurait tourné au bain de sang et les démocrates auraient été portés au pilori. Voilà une société profondément raciste si d'aucuns souhaitent voir ce qu'est la présence de discrimination systémique dans une société.

Tout cela était prévisible, de nombreux républicains ont aujourd'hui du sang sur les mains et cela a commencé par celles et ceux qui ont toléré que le président et ses amis contestent sous de fausses représentations le résultat des élections du 3 novembre dernier. Je ne sais pas ce que réserve l'avenir, mais je souhaite que les États-Unis d'Amérique et leurs représentants au Congrès et au Sénat aient un sursaut de dignité et qu'ils agissent de concert et unanimement contre Donald J. Trump, ce bandit qui ne recule devant rien pour satisfaire ses désirs. Les républicains ont une responsabilité face à l'histoire, reste à voir s'ils assumeront cette responsabilité.

Réparer le gâchis...

Une image contenant personne, homme, cravate, completDescription générée automatiquementAu lendemain de la guerre contre l'Irak et de la faillite des mesures de dérèglementation du monde financier et bancaire du règne de George W. Bush, il a fallu tout le talent et la détermination du 44e président élu Barack Obama pour remettre le pays sur ses rails. On peut dire qu'il a réussi cette mission même s'il a été incapable de résoudre en deux mandats tous les problèmes de violence, de racisme et d'inégalités sociales aux États-Unis. L'ironie de l'histoire c'est que c'est son vice-président, le digne, honorable et décent homme, Joe Biden qui se retrouve à réparer l'incroyable gâchis que lui laisse Donald Trump. Une pandémie sans contrôle avec un nombre effarant de décès quotidien, une économie réduite à sa plus simple expression et un pays divisé contre lui-même. Malgré sa bienveillance, Joe Biden aura fort à faire pour rebâtir l'Amérique sur de nouvelles bases. Au moins, ce qui est rassurant c'est que dans moins d'une semaine, la représentation du spectacle du clown Donald J. Trump et son Amérique burlesque seront bel et bien terminées...



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